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06/12/2010

Protection des voies aériennes en urgence: Une synthèse à lire

Protection des voies aériennes en médecine d’urgence

Journal Européen des Urgences (2010) 23, 44—56

X. Combes, P. Jabre, F. Soupizet

Le résumé

Le contrôle des voies aériennes des patients présentant une détresse vitale est très souvent nécessaire en médecine d’urgence. L’intubation orotrachéale est la technique de référence pour le contrôle des voies aériennes. En dehors du cadre de la réanimation de l’arrêt cardiaque, l’intubation trachéale doit être reéalisée sur un patient sédaté et curarisé selon la technique d’intubation en séquence rapide. L’intubation en urgence est une intubation à risques. L’inhalation pulmonaire et les épisodes de désaturation artérielle profonde sont les deux complications les plus fréquemment associées à ce geste. En médecine d’urgence, l’intubation difficile, rarement prévisible, est plus fréquente qu’au bloc opératoire. La prise en charge de

l’intubation difficile survenant dans le cadre de la médecine d’urgence repose sur l’utilisation de techniques alternatives efficaces. Ces techniques doivent être utilisées selon un algorithme précis. Les mandrins longs béquillés et le masque laryngé d’intubation de type Fastrach TM permettent de résoudre la majorité des cas d’intubation difficile. En cas d’échec de ces deux techniques, une cricothyroïdotomie permettant un abord trachéal direct doit être réalisée chez les patients impossibles à ventiler.

Morceaux choisis

1. On considère qu’un médecin exerçant en SMUR intube annuellement de 15 à 20 patients. Ces chiffres sont à mettre en parallèle avec les données disponibles pour l’activité anesthésique nationale où environ trois millions de patients sont intubés tous les ans au bloc opératoire par des médecins anesthésistes qui intubent chacun en moyenne plus de 300 patients par an.

Un minimum de 40 intubations pour apprendre l'intubation est nécessaire et 20  par an sont nécessaires pour entretenir cette compétence. Cela signifie que la maîtrise de l'abord des VAS est l'objectif principal de la formation continue du médecin d'unité de telle sorte qu'il soit toujours en capacité de faire face à une obstruction des VAS en condition de combat.

2. Les dispositifs laryngés sont probablement plus faciles à insérer pour des opérateurs non médecins que la sonde d’intubation. Les deux problèmes majeurs rencontrés lors de l’utilisation de ce type de matériel sont le risque d’inhalation pulmonaire et le risque de perforation œsophagienne. En effet, ces dispositifs n’assurent pas une protection complète des voies aériennes en cas de vomissement et le risque d’inhalation est alors réel. Plusieurs cas de déchirure du tiers supérieur de l’œsophage ont été rapportés lors de l’utilisation du Combitube®, liés à la surpression régnant dans le ballonnet œsophagien de ce dispositif.

3. En médecine préhospitalière, les circonstances font que très souvent les patients qui nécessitent une intubation en urgence sont pris en charge alors qu’ils sont allongés sur le sol. L’intubation d’un patient au sol présente quelques difficultés particulières. L’opérateur est en effet dans une position le plus souvent pénible pour réaliser son geste et l’intubation est rendue plus difficile. Une technique de positionnement de l’opérateur visant à limiter les difficultés d’intubation a été décrite récemment. Elle consiste à positionner la personne qui va intuber en décubitus latéral. Dans cette position, l’axe visuel de l’opérateur est abaissé et la visualisation glottique, indispensable pour réaliser l’intubation, est rendue beaucoup plus aisée.

4. Parmi les dispositifs laryngés utilisables en préhospitalier, il faut choisir le FASTRACH car son emploi est documenté et qu'il permet l'intubation orotrachéale.

5.  La cricothyroïdotomie représente la technique ultime de contrôle des voies aériennes proposée dans le cas où l’intubation et la ventilation du patient restent impossibles malgré l’utilisation des autres techniques alternatives que sont les mandrins et les dispositifs supraglottiques. ......Cette technique est de réalisation très rapide et permet une ventilation efficace dans plus de 95 % des cas.
6. Un algorithme

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19/11/2010

Masque laryngé: Êtes vous sûr ?

 

La place des dispositifs laryngés pour le contrôle des voies aériennes en condition de combat est très limitée. Ces dispositifs ne font pas partie des mesures recommandées par le TCCC et le BATLS, car ils ne ne répondent pas aux critères essentiels qui sont d'assurer l'ouverture des voies aériennes en cas de plaie maxillo-faciale, ils ne protègent pas des risques d'inhalation, ils ne dispensent pas de la réalisation d'une sédation, ils sont susceptibles de mobilisation, enfin ils ne représente pas la première ligne de traitement pour la prise en charge d'une détresse respiratoire en condition de combat.

L'article suivant expose un certain nombre de désagrément lié à l'emploi de l'un de ces dispositifs. 

Indian Journal of Anaesthesia 2009; 53 (4):414-424

Troubleshooting ProSeal LMA

Bimla Sharma, Jayashree Sood  , Chand Sahai , V P Kumra

Summary

Supraglottic devices have changed the face of the airway management. These devices have contributed in a bigway in airway management especially, in the difficult airway scenario significantly decreasing the pharyngolaryngeal morbidity. There is a plethora of these devices, which has been well matched by their wider acceptance in clinical practice. ProSeal laryngeal mask airway (PLMA) is one such frequently used device employed for spontaneous as well as controlled ventilation. However, the use of PLMA at times may be associated with certain problems. Some of the problems related with its use are unique while others are akin to the classic laryngeal mask airway (cLMA). However, expertise is needed for its safe and judicious use, correct placement, recognition and management of its various malpositions and complications. The present article describes the tests employed for proper confirmation of placement to assess the ventilatory and the drain tube functions of the mask, diagnosis of various malpositions and the management of these aspects. All these areas have been highlighted under the heading of troubleshooting PLMA. Many problems can be solved by proper patient and procedure selection, maintaining adequate depth of anaesthesia, diagnosis and management of malpositions. Proper fixation of the device and monitoring cuff pressure intraoperatively may bring down the incidence of airway morbidity.

 

07/11/2010

La mesure du CO2 expiré

La mesure du CO2 expiré, élément incontournable de la sécurité en anesthésie, est également recommandé pour le monitorage pré-hospitalier du traumatisé (Consensus SFMU). Parmi les dispositifs utilsables, il faut citer le capnomètre EMMA de la société PHASEIN.

Très simple d'emploi, il apparaît très adapté à nos conditions d'exercice (Voir ici). 

 

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Il sera bientôt en doatation, en attendant vous pouvez utiliser un détecteur chimique.

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16/10/2010

Intubation préhospitalière: Comment ?

 

On peut intuber en pré-hospitalier sans anesthésie (sous AL de glotte) mais c'est mieux avec des agents de sédation et encore mieux avec un protocole d'intubation en séquence rapide. L'intubation nasotrachéale: C'est moins bien, voire sujet à caution.

 

Prehosp Emerg Care. 2010 Jul-Sep;14(3):377-401.

A meta-analysis of prehospital airway control techniques part I: orotracheal and nasotracheal intubation success rates.

Hubble MW, Brown L, Wilfong DA, Hertelendy A, Benner RW, Richards ME.

Emergency Medical Care Program, Western Carolina University, Cullowhee, North Carolina 28723, USA. mhubble@email.wcu.edu

Abstract

BACKGROUND: Airway management is a key component of prehospital care for seriously ill and injured patients. Although endotracheal intubation has been a commonly performed prehospital procedure for nearly three decades, the safety and efficacy profile of prehospital intubation has been challenged in the last decade. Reported intubation success rates vary widely, and established benchmarks are lacking.

OBJECTIVE: We sought to determine pooled estimates for oral endotracheal intubation (OETI) and nasotracheal intubation (NTI) placement success rates through a meta-analysis of the literature.

METHODS: We performed a systematic literature search for all English-language articles reporting placement success rates for prehospital intubation. Studies of field procedures performed by prehospital personnel from any nation were included. All titles were reviewed independently by two authors using prespecified inclusion criteria. Pooled estimates of success rates for each airway technique, including drug-facilitated intubation (DFI) and rapid-sequence intubation (RSI), were calculated using a random-effects model. Historical trends were evaluated using meta-regression.

RESULTS: Of 2,005 identified titles reviewed, 117 studies addressed OETI and 23 addressed NTI, encompassing a total of 57,132 prehospital patients. There was substantial interrater reliability in the review process (kappa = 0.81). The pooled estimates (and 95% confidence intervals [CIs]) for intervention success for nonphysician clinicians were as follows: overall non-RSI/non-DFI OETI success rate: 86.3% (82.6%-89.4%); OETI for non-cardiac arrest patients: 69.8% (50.9%-83.8%); DFI 86.8% (80.2%-91.4%); and RSI 96.7% (94.7%-98.0%). For pediatric patients, the paramedic OETI success rate was 83.2% (55.2%-95.2%). The overall NTI success rate for nonphysician clinicians was 75.9% (65.9%-83.7%). The historical trend of OETI reflects a 0.49% decline in success rates per year.

CONCLUSIONS: We provide pooled estimates of placement success rates for prehospital airway interventions. For some patient and clinician characteristics, OETI has relatively low success rates. For nonarrest patients, DFI and RSI appear to increase success rates. Across all clinicians, NTI has a low rate of success, raising questions about the safety and efficacy of this procedure.

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Pour approndir (1) (2) (3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

| Tags : airway

17/09/2010

EVASAN Hélico: Intubation=Perte de temps ?

Intuber en préhospitalier fait perdre en moyennne 8 minutes sur les délais d'évacuation. C'est du moins ce qui est présenté dans cet article. Il s'agit donc d'une prise de risque majeure pour les équipages et pas forcément ungain de chance pour le blessé compte tenu de la brièveté actuelle des durées de vol en afghanistan.

| Tags : airway, intubation